Le blog Un Instant Nature

Pour aller plus loin

En attendant la création d'un blog, je profite du réseau social Instagram pour vous partager ma vision de la nature et de la rando, plus lente, plus consciente et plus respectueuse mais aussi ouvrir des réflexions écologiques et éthiques autour de notre rapport à la nature et au vivant; via des posts en format carrousels.

 

Pour l'instant en construction, j'y partagerai des lectures, des points de vue personnel, des sujets liés à la protection de l'environnement et de la biodiversité ou encore des marques outdoor engagées.

 

Des ressources pratiques (check-lists, e-books) viendront compléter ces posts. 

 

Pourquoi marcher lentement en montagne (en nature de manière génèrale) transforme l'expérience?

Dans notre monde où tout va toujours plus vite, la nature offre un espace rare: celui du ralentissement.

Et si, au lieu de chercher à aller plus haut ou plus vite, nous choisissions simplement de marcher... plus lentement?

 

Car en nature, ralentir ne signifie pas perdre son temps.

Bien au contraire, cela transforme profondément l'expérience.

 

 

Revenir à l'essentiel

Marcher lentement c'est revenir à quelque chose de simple, c'est revenir au moment présent.

Lorsqu'on ralentit, le corps s'apaise, l'attention change. On est plus attentif à ce qui se passe autour de nous.

 

On ne cherche plus à atteindre à tout prix le sommet ou une performance, mais à être pleinement présent, là maintenant.

Et ça change tout.

 

Voir ce que l'on ne voyait plus

Quand on va vite, beaucoup (trop) de choses nous échappent: la trace d'un animal dans la boue, une fleur discrète au bord du sentier, un bruit dans la forêt.

Le paysage devient presque seulement, un décor pour performer, mais n'est plus un décor vivant.

 

Marcher permet donc d'ouvrir son regard. On observe d'avantage, on écoute, on ressent.

Et ca fait un bien fou. Au corps et à l'esprit.

 

 

Se (re) lier au vivant

La lenteur crée de l'espace.

De l'espace pour ressentir, pour respirer, pour s'imprégner.

 

En nature, cela passe par exemple par :

  • l'odeur de la mousse humide
  • un écureuil qui ramasse une noisette au pied d'un arbre
  • le silence d'une forêt

 

Ces détails qu'on ne remarque même plus, prennent leur place lorsque l'on ralentit.

 

On ne traverse pas seulement la nature.

On entre en relation avec elle.

 

 

Rompre avec la performance

Dans beaucoup d'esprits, la randonnée est souvent associée à la distance, au dénivelé important et au timing souvent serré, pour battre un score ou son propre score d'ailleurs (merci les réseaux sociaux et la quête du toujours plus).

 

Marcher lentement invite à sortir complétement de cette "logique".

Il n'y a plus de comparaison, plus d'objectif chiffré. 

 

Juste l'expérience personnelle, intime, propre à chacun.

 

Et en général, c'est là que la nature prend tout son sens et qu'un lien se crée.

 

 

Une autre manière de randonner

Choisir de ralentir, c'est faire un pas de côté. Sortir du cadre presque (tant mieux c'est ça qu'on veux).

C'est accepter de vivre la nature autrement, avec plus d'attention et de respect.

 

Lors de mes randonnées accompagnées en Suisse, je propose justement cette approche : prendre le temps d'observer, de ressentir et de se reconnecter avec le vivant.

 

Chaque sortie devient alors une expérience unique, loin de la performance, proche de l'essentiel.